| Résumé : |
Comparer la prévalence et les scores des signes neurologiques mineurs (SNM) chez un groupe de patients schizophrènes par rapport à leurs apparentés non malades et à des témoins sains et rechercher les corrélations avec les caractéristiques cliniques de la schizophrénie.MéthodologieC'est une étude cas-témoins, portant sur 66 patients schizophrènes comparés à 31 de leurs apparentés non malades et à 60 témoins sains sans antécédents psychiatriques familiaux. Les trois groupes étaient appariés en fonction de l'âge et du sexe. Les SNM ont été évalués par l'échelle de Krebs et al. Les patients schizophrènes ont été cliniquement évalués par le positive and negative syndrome scale (PANSS), les impressions cliniques globales (CGI) et l'échelle d'évaluation globale du fonctionnement (EGF).RésultatsLa prévalence des NSS était de 96,9 % chez les patients schizophrènes versus 35,5 % chez leurs apparentés (p < 0,0001). Le score total moyen des SNM était significativement plus élevé chez les patients schizophrènes (19,51 + 5,28 versus 10,77 + 3,38 chez leurs apparentés et 4,23 + 2,07 chez les témoins sains, p < 0,0001). Le score total des SNM était significativement corrélé au sous-type désorganisé de la schizophrénie (p = 0,006), aux dimensions négative (p < 0,0001) et de désorganisation de la PANSS (p = 0,001), à une symptomatologie globale sévère à la PANSS (p = 0,004), à une sévérité importante de la maladie à la CGI-sévérité (p < 0,0001), à un bas niveau scolaire (p = 0,002) et à un bas niveau de fonctionnement global à l'EGF (p = 0,003).ConclusionsLes SNM permettent une meilleure caractérisation phénotypique des patients schizophrènes et sont utiles dans l'identification de la vulnérabilité chez leurs apparentés. Les corrélations trouvées avec les dimensions négative et de désorganisation de la schizophrénie évoquent l'existence d'une base physiopathologique commune. |