| Résumé : |
Évaluer l'efficacité et la tolérance d'un passage direct à la rispéridone injectable à libération prolongée (RILP) chez des adultes qui souffrent de schizophrénie ou d'autres troubles psychotiques et qui nécessitent un changement de traitement.MéthodesDes patients cliniquement stables depuis au moins un mois sous leur traitement antipsychotique antérieur ont reçu 25 mg de RILP (augmentée à 37,5 ou 50 mg en cas de besoin) toutes les deux semaines pendant six mois.RésultatsDe 202 patients (70 % hommes, âge moyen 38 ans) la majorité (86 %) souffrait d'une schizophrénie diagnostiquée à l'aide du DSM-IV, principalement de forme paranoïde. Les traitements antérieurs étaient des antipsychotiques atypiques (65 %), des neuroleptiques à action prolongée (34 %) et des neuroleptiques conventionnels (9 %). Le score total moyen selon la Positive and Negative Syndrome Scale (PANSS) a diminué de manière significative entre le début et la fin (endpoint) du traitement (79,4 contre 68,3 ; p < 0,001). Le même résultat a été observé pour les sous-échelles de la PANSS et les facteurs liés aux symptômes. De plus, une amélioration importante a été constatée à la fin de l'étude dans les points suivants : l'évaluation de la gravité de la maladie Clinical Global Impression-disease severity (CGI-sévérité), l'échelle globale de fonctionnement (EGF), la qualité de vie liée à la santé (QoL) par l'intermédiaire du questionnaire sur la santé à 36 items SF et la satisfaction des patients. La proportion des patients qualifiant le traitement comme « très bon » a augmenté entre le début (8 %) et la fin de l'étude (31 %). Les scores Extrapyramidal Symptoms Rating Scale (ESRS) totaux et les scores de la sous-échelle du parkinsonisme ont diminué significativement (p < 0,001) après un mois de traitement et ont montré une amélioration continue jusqu'à la fin du traitement. |