| Résumé : |
Il n'est aujourd'hui plus à démontrer que l'activité et l'exercice physique ont des effets positifs sur l'humeur et l'anxiété. Les études expérimentales décrivent des effets anxiolytiques et antidépressifs tant sur les sujets sains que sur les patients. L'objectif de cet article est de montrer que l'exercice physique au sein d'un service de psychiatrie contribue à l'amélioration de la santé mentale des patients hospitalisés.MéthodesLes informations sociodémographiques, le diagnostic et l'activité physique (durée, distance, type et fréquence) de 283 patients hospitalisés au sein d'un service de psychiatrie ont été répertoriés. Les membres de l'équipe soignante (20 personnes) ont évalué les patients sur une échelle visuelle analogique de 1 à 10 en fonction de l'amélioration de leur santé mentale. Aucune manipulation expérimentale n'a été effectuée.SujetsCent vingt-huit hommes et 155 femmes présentent les troubles suivants : trouble dépressif majeur, troubles anxieux, dépendance alcoolique, toxicomanie, décompensation psychotique et trouble bipolaire.RésultatsLes corrélations entre l'amélioration de la santé mentale et la participation aux exercices physiques sont toutes significatives (fréquence : r = 0,228 ; p < 0,001 ; durée : r = 0,236 ; p < 0,001 ; distance : r = 0,201, p = 0,001). Comparativement aux autres groupes, les personnes souffrant d'un trouble dépressif majeur retirent plus d'avantages à la pratique d'un exercice physique (fréquence : p = 0,048 ; durée : p = 0,037 ; distance : p = 0,038). Enfin, le vélo (fréquence : p = 0,008 ; distance : p = 0,016 ; durée : p = 0,011 ;) et la gymnastique (forte) (fréquence : p = 0,016 ; durée : p = 0,018) sont les exercices physiques qui permettent d'optimaliser les résultats obtenus.ConclusionPratiquer de l'exercice physique durant une hospitalisation dans un service de psychiatrie influe positivement sur la symptomatologie et contribue à l'amélioration de |