| Résumé : |
On sait la profondeur des marques ou les cicatrices douloureuses jamais complètement refermées, voire les mutilations, que laissent maintes transgressions des limites du corps de l'enfant, y compris quand celles-ci n'entraînent pas de lésion anatomique. Mais par quel mécanisme le corps en garde-t-il la mémoire et ne conserve-t-il l'empreinte invalidante ? Comment le sujet reprend-il à son compte et perpétue-t-il les effets de ces viols ou violences quand aucune séquelle objective n'en signale plus la réalité ou quand les faits datent d'un temps si précoce dans la vie du nourrisson qu'il est difficile de lui reconnaître le statut de sujet ? Voilà quelques une des questions que le cas d'Alexis nous permet de retravailler à la lumière de quelques éléments de la théorie de l'image inconsciente du corps de Françoise Dolto. |