| Résumé : |
La violence fantasmatique des adultes et en particulier des parents, exprimée dans certaines représentations collectives de l'enfant, peut frapper, mais elle a toujours existé, comme le montrent notamment les rites d'accueil de l'enfant dans les sociétés traditionnelles ou les cartes postales éditées au moment des guerres (particulièrement celles illustrées de "bébés graines de poilus"). Ces représentations font écho à l'enfant inconscient, tout aussi étrangement inquiétant, que révèle l'expérience psychanalytique, effets d'une violence de l'infantile en nous. Les faire-part de naissance sont aussi porteurs de tels fantasmes infantiles. Des confusions de places apparaissent ainsi dans la mise de l'enfant lui-même en position d'annonceur de sa propre naissance. L'enfant s'y montre alors litttéralement autofondé. Dans de tels exemples, ne s'agit-il pas pour les parents de faire part de leur enfance fantasmatique ? |