| Résumé : |
Le pouvoir pathogène des secrets de famille tient au fait que, à la différence de l'énigme, le secret porte sur les données de fait délibérement dissimilées et il est augmenté lorsque les secrets portent sur la sexualité des figures d'identification. On illustre cette affirmation à partir de l'exposé du cas d'une fillette de neuf ans dont les difficultés scolaires masquent une dépression accompagnée d'idées suicidaires. Ces troubles, déclenchés par la divulgation de l'homosexualité de sa mère, semblent renvoyer également au maintien du secret sur un inceste entre la mère et son propre père. On avance l'hypothèse que les idées suicidaires et les incertitudes sur l'identité sexuelle sont la conséquence de la fragilisation du sentiment d'identité, fondé sur l'identification au corps sexué de la mère. |