| Résumé : |
Dans l'étude de la maladie d'Alzheimer, le courant psychodynamique reste peu investi alors qu'il permet d'apporter un regard clinique essentiel à une compréhension globale de la maladie. À la suite du programme Alzheimer banque d'observation, de recherche et de données (Abord), 59 malades Alzheimer ont été comparés à 31 sujets témoins, afin de rechercher une association entre facteurs de vulnérabilité liés à l'histoire de vie et révélation clinique ultérieure d'une maladie d'Alzheimer. Un questionnaire de 11 items, relatifs à des événements de vie difficiles a été élaboré. Les témoins ont cumulé moins d'évènements de vie difficiles (Chi2 = 7,72 ; p < 0,05) pouvant agir sur l'économie psychique. Des facteurs pathogènes apparaissent, les malades ont plus souvent été placés avant l'âge de dix ans (Chi2 = 5,06 ; p < 0,01) et reconnaissent plus d'antécédents familiaux de nature psychiatrique (Chi2 = 5,06 ; p < 0,05). La présence d'évènements de vie difficiles peut influencer les capacités du sujet à effectuer un travail de deuil ainsi, l'élaboration des pertes liées au vieillissement peut être rendue difficile et dépasser les capacités psychiques du sujet. Un facteur protecteur est mis en évidence : une pratique spirituelle en référence à une forme de foi et/ou d'adhésion philosophique (Chi2 = 5,64 ; p < 0,05). |