| Résumé : |
Si, aux sources du ludique se trouvent la pulsion, l'affect, le fantasme, les sources du jeu se situent dans l'intersubjectvité. Par ailleurs, c'est d'abord l'autre, l'objet qui joue : les sources du ludique concernent donc d'abord la vie pulsionnelle, affective et fantasmatique de l'objet. Le ludique effectue un travail de liaison de la pulsionnalité, laquelle est aussi une menace pour le jeu. Le jeu est aussi au service de l'apprentissage. Par ailleurs, le jeu atténue l'impact traumatique de la réalité, de l'altérité. Il permet l'intériorisation de la réalité externe en même temps qu'il extériorise la réalité interne. Le ludique, enfin émerge des interactions précoces. Si l'objet est actif, le bébé aussi est acteur dans cette émergence. Le jeu crée et suppose un partage d'expériences, mais fabrique aussi de la différence. |