| Résumé : |
Déterminer les connaissances des femmes enceintes libanaises sur les risques liés à la consommation d'alcool pendant la grossesse et les facteurs qui influencent leurs conduites d'alcoolisation.Matériel et méthodesUne étude de cohorte prospective transversale a été entreprise auprès de femmes enceintes consultant dans les cabinets des gynécologues de l'Hôtel-Dieu de France. Le questionnaire de dépistage T-ACE a été utilisé pour évaluer la proportion de femmes ayant des conduites d'alcoolisation à risque pour le f?tus. Le T-ACE était inclus dans un autoquestionnaire plus large visant à déterminer leurs représentations des niveaux de consommation présentant un risque et de la nature de ce risque, ainsi que les facteurs qui pourraient influencer leur consommation.RésultatsNotre échantillon était formé de 107 femmes enceintes mariées, âgées de 20 à 41 ans, la majorité avait un niveau éducationnel avancé et la plupart étaient à leur première grossesse. Plus de 11 % des femmes de notre échantillon présentaient une consommation d'alcool potentiellement à risque pour le f?tus, sans prédilection pour une catégorie d'âge ou un niveau éducationnel particulier. Ce taux est plus faible que celui retrouvé dans les publications internationales. Cependant, le taux de mésusage excessif (épisodes d'alcoolisation ponctuelle de quatre verres ou plus) est plus important, et concerne une femme sur cinq de l'échantillon contre une femme sur huit aux États-Unis alors qu'il concerne une femme sur trois en France. Les femmes interrogées connaissent pour la plupart la recommandation d'abstinence totale à l'alcool durant la grossesse, cependant, 37 % des femmes croient qu'il existe un seuil de consommation acceptable. Cette croyance va de pair avec la méconnaissance des effets de l'alcool sur le f?tus, qui elle est associée à un niveau éducationnel bas. L'idée selon laquelle la bière et le vin sont des alcools « peu forts » et don |