| Résumé : |
Si la psychiatrie a un avenir, il n'est à lire dans aucun des discours partiels qui prétendraient en exprimer la totalité et dont les neurosciences représenteraient le dernier et considérable avatar et pas davantage dans l'éclectisme d'une post-modernité psychiatrique où tous les outils théoriques se vaudraient. L'alliance de la biologie et de la psychanalyse espérée par E. Kandel ne saurait elle-même se concevoir ni dans une modularité de l'esprit, ni même en simple référence à l'isomorphisme d'une organisation architectonique vectorisée mais dans la multipolarité complexe de l'appareil mental et de son monde. A titre d'illustration, nous soumettons cette proposition à l'ordalie de la clinique. La psychopathologie de l'autisme, dont nous chercherons à redéfinir le cadre, parce qu'elle est plus dégagée que tout autre de l'idiosyncrasie inhérente à la subjectivité, nous laisse peut-être entrevoir ce que pourrait être, dans toute sa complexité, la configuration du corps psychique. |