| Résumé : |
Il est couramment admis que Freud, après une décennie de pratique de l'hypnose, l'abandonna pour celle de la psychanalyse. Mis en avant comme preuve de la nécessaire rupture épistémologique entre hypnose et psychanalyse, cet "abandon" est présentée ici comme une idée reçue, les auteurs avançant qu'une telle rupture n'a pas nécessairement lieu d'être. Par ailleurs, si la psychanalyse s'accomode en définitive fort bien de "l'héritage de l'hypnose", il apparaît de plus en plus clairement que certains concepts fondamentaux de son savoir en sont directement issus. Loin d'avoir abandonné son intérêt pour l'hypnose durant sa vie de psychanalyste, Freud - comme le soutient ce travail - s'est bel et bien servi du savoir qu'elle génère ne serait-ce que pour mieux nourrir les grands principes de sa métapsychologie. En retour, ce savoir devrait permettre de mieux envisager ce que l'hypnose peut receler de "mystérieux" pour l'inventeur de la psychanalyse. |