| Résumé : |
La survenue du sida a profondément modifié la relation "classique" soignant-soigné. Confronté à la mise en doute de son pouvoir face à un tel virus, le médecin peut recourir à diverses attitudes défensives dans le but de pallier la perte de son statut. Ces attitudes nouvelles, lui procurant une certaine réparation narcissique, suscitent l'instauration d'un nouveau type de relation thérapeutique. Ainsi, le praticien peut se replier dans une ultratechnicité médicale, évinçant tout sentiment de culpabilité, n'écoutant plus la souffrance des malades, ces derniers pouvant alors se réfugier dans une certaine corporéité. Mais cette ultratechnicité, révélant les tendances sadiques du thérapeute à l'encontre du patient, peut induire chez ce dernier un comportement masochiste. En adoptant une attitude surmoïque, le médecin renvoie le malade aux fautes qu'il a commises ; le sida est alors présenté comme une punition conséquente.... |