| Résumé : |
La complexité croissante des problèmes posés en psychiatrie nécessite de nouveaux outils de connaissance. Le graphe s'avère utile par ses capacités de traduction quantitiative et qualitative du trouble mental, son rôle de médiation et d'aide à la recherche. Ses aspects historiques classiques, psychopathologiques, et contemporains sont rappelés. Sa définition est envisagée en tant que représentation, abstraction, et structure dynamique. Son utilisation est liée à son rôle descriptif, simplificateur et fonctionnel évolutif, qui porte aussi en lui davantage de significations que le schéme apparent constitué. Sa variété est précisée à partir des différentes réalités possibles, des axes de référence spatio-temporels, et des modes de traduction conceptuelle adoptés. Enfin, son intérêt topologique est souligné à la lumière des représentations d'éléments et de fonctions qu'il permet et du moyen de réflexion qu'il constitue. Il incite ainsi à mieux situer dans un espace virtuel les divers composants structurants le trouble mental, et à faire surgir de nouveaux outils de pensée. |