| Résumé : |
Les représentations de plus en plus envahissantes des corps extrêmes dans l'art contemporain prennent leur source dans l'iconographie chrétienne, et en particulier les innombrables représentations de l'Homme de Douleur, dans le polyptique de Grünewald est l'exemple le plus frappant. Les oeuvres contemporaines, qui exaltent la laideur et la souffrance extrême du corps, posent la question de la perversion. Où est la ligne de partage entre une oeuvre qui met en jeu une fétichisation du corps et une oeuvre qui maintient un point de vue éthique. Les concepts kleiniens et post-kleiniens permettront de mieux définir cette ligne de partage en termes psychanalytiques. |