| Résumé : |
Depuis quelques années, il est de bon ton de jeter aux oubliettes la plupart des mots qui caractérisent l'hôpital. On a ainsi vu apparaître, à la place de "malade", de "patient", d'"usager", subrepticement le mot "client". D'une mode qu'on aurait pu espérer pasagère, nous en arrivons à une référence quasi obsessionnelle. Toute bataille sémantique peut apparaître dérisoire mais il est parfois bon d'engager le débat de fond pour cerner le mécanisme qui a présidé à ce glissement et, à notre sens, à cette perversion. |