| Résumé : |
Bien que Marks ait proposé dès 1970 une classification des phobies comprenant la phobie sociale, l'apparition de l'entité diagnostique phobie sociale est encore plus récente. Elle a lieu en 1980 avec le DSM-III, 3è édition de la nomenclature de l'Américan Psychiatric Association qui établit des critères opérationnels pour son diagnostic. De ce fait, les recherches visant à identifier les facteurs génétiques, familiaux et tempéramentaux, les corrélats neurochimiques et neuroendocriniens ainsi que les structures cérébrales s'inscrivant dans la pathogénie de ce trouble en sont à leur début. Néanmoins, elles ont permis d'apprécier l'intervention des influences génétiques, du milieu familial, et de traits tempéramentaux, comme l'inhibition comportementale face à l'inconnu, dans le risque d'apparition d'une phobie sociale... |