| Résumé : |
Cette étude descriptive porte sur 42 hommes auteurs de parricide admis en hospitalisation d'office à l'Unité pour Malades Difficiles de Cadillac-sur-Garonne (33) entre 1963 et 2003. Leur âge moyen est de 29,9 ans. Ils sont le plus souvent célibataires, vivent chez leurs parents, n'exercent pas de profession. Les pathologies rencontrées sont la schizophrénie (35 cas, soit 83,3%), généralement paranoïdes, le trouble délirant persistant ou délire paranoïaque (six cas, soit 14,3%), le trouble psychotique lié à des substances psychoactives (un cas, soit 2,4%). L'affection évolue en général depuis un à cinq ans (40,5%) ou depuis plus de dix ans (33,3%). Les hallucinations auditives sont fréquentes et les thèmes délirants majoritairement de persécution ou d'influence. L'homicide apparaît communément comme une réaction émotionnelle de défense, sans mobile relationnel, impulsive, très violente et réalisée au domicile familial. L'arme utilisée est souvent une arme d'opportunité... |