| Résumé : |
L'événement sismique du 12 janvier en Haïti a ouvert la voie à l'émergence de toute une série de traumatismes antérieurs, enfouis dans la psyché nationale collective haïtienne, celle des institutions, des familles et celle des individus singuliers. L'objectif de l'article est de montrer que ces différents niveaux de traumatismes sont liés et s'emboîtent dans les formes que peut prendre l'expression de la souffrance pour un individu singulier. L'étude est réalisée à partir du cas d'un préadolescent rencontré en urgence à travers une méthodologie adaptée au contexte post-catastrophe de la rencontre. Cette rencontre a été divisée en quatre temps : un temps avec toute la famille, un temps avec le préadolescent, un temps avec les parents et un temps avec toute la famille afin de leur restituer des éléments de compréhension. Un Rorschach a également été administré au jeune. |