| Résumé : |
Fondamentalement ancrée dans la vie psychique, la violence apporte l'énergie pulsionnelle nécessaire aux premiers mouvements de défense de la vie. Réponse au danger du monde extérieur pour un moi en voie de constitution, la violence semble émerger ultérieurement d'une configuration réactualisant les conditions du conflit originaire entre le moi et l'objet. Elle exige d'être considérée en la problématisant autrement que par le recours à une tendance innée à l'agressivité laquelle, au même titre qu'une référence causale à la maladie mentale, éclairerait de façon erronée un phénomène irréductible à une telle simplification. Le détour par la psychopathologie s'impose, afin de saisir ce qui a pu se jouer aux phases précoces du développement du sujet dans la construction de son moi et de sa relation objectable. |