| Résumé : |
La vague de chaleur de la première quinzaine du mois d'août 2003 a provoqué 15000 décès. Ce chiffre, excédant la mortalité habituelle d'environ 60% a essentiellement concerné les plus âgés, les femmes et les personnes vivant en Ile-de-France. Dans les groupes d'âge élevé, la cause du décès n'est pas une hyperthermie majeure mais, la plupart du temps, une déshydratation avec son cortège de décompensations organiques diverses. A l'institut médico-légal de Paris où sont amenés les corps des personnes mortes sur la voie publique ou dans des circonstances n'autorisant pas un certificat médical immédiat, les sujets examinés étaient pour moitié âgés de plus de 80 ans, vivant le plus souvent seuls dans des conditions de précarité manifeste. |