| Résumé : |
En partant d'une recherche sociologique portant sur les conditions d'exercice de l'activité militante des femmes dans la fédération CGT de la santé et de l'action sociale, cet article interroge la construction différenciée des modes d'investissement militant à partir des interactions public-privé et des rapports sociaux de sexe. Penser les transformations du travail syndical nécessite en effet d'interroger auparavant les conditions de possibilité de ce même travail. Il s'agit d'examiner comment la vie dite privée empêche l'activité militante des femmes et, inversement, comment elle peut la conforter en mettant en cause l'assignation sexuée des femmes et des hommes. Les notions de doute, souffrance et plaisir sont très présentes dans l'engagement militant selon que l'organisation syndicale prend ou non en compte l'exploitation domestique des femmes. |