| Résumé : |
Freud a analysé en 1923 un cas de névrose démoniaque en se fondant sur des documents d'époque, et il centre son étude sur une représentation monstreuse, celle du diable, tel que se l'imagine un névrosé dans le contexte religieux de la fin du XVIIIè siècle. Il en déduit que cet homme a élaboré cette peinture à la suite du décès de son père et qu'elle en est la représentation post mortem. En poussant plus avant l'analyse des textes, et surtout en confrontant l'image monstrueuse du diable à l'image tutélaire de la vierge mère qui est à l'origine de la guérison, il ressort que les apparitions diaboliques ne mettent pas seulement en scène le père, mais un père contenant d'une mère morte, dont il semble que le fils n'ait guère entendu parler. Auquel cas, le monstre est l'équivalent d'un affect de deuil emkysté impliquant les deux parents. Il représente ce qui nous affecte et qui demeure informulable. C'est aussi un appel au partage et à la transformation en s'appuyant sur des représentations antinomiques reconnues et significatives. |