| Résumé : |
A l'âge de 20 ans, Antonin Artaud fut diagnostiqué "hérédosyphilitique". Cette soi-disant maladie héréditaire, fruit d'une croyance irraisonnée de la part d'une partie du corps médical, sonnait alors sinon comme une condamnation à mort, du moins comme le prodrome d'une déchéance pouvant conduire à la paralysie générale. Terrifé par cette perspective, Artaud se soumit aux douloureux traitements qui étaient en vigueur à l'époque : injections de dérivés mercuriels, arsenicaux et bismuthés, aux effets secondaires parfois dévastateurs. La lecture attentive de sa correspondance montre la forte adhésion de l'écrivain à ces traitements et parfois son insistance à en débuter d'autres... |