| Résumé : |
L'ivresse dans tout pays de culture latine, si elle est peu ritualisée, est en tout cas fortement banalisée, ce qui augmente grandement le danger. Plutôt que de maintenir la classification traditionnelle de l'ivresse "ordinaire" qui s'opposerait aux ivresses pathologiques, l'auteur y substitue le concept d'ivreté pour permettre à la fois de médicaliser l'ivresse (intoxication alcoolique aiguë) sans la condamner radicalement, ce qui risquerait de la rendre plus dangereuse. La ritualisation de l'acte de boire ainsi que son contexte soioculturel peuvent en atténuer les effets. En ce qui concerne les ivresses répétées et souvent associées du sujet alcoolodépendant, ce qui importe alors est le discours du "lendemain" susceptible de donner sens à cet acte buyant, muet et pathétique que constitue le dépassement des limites. |