| Résumé : |
Le dispostif de la psychanalyse, la nécessaire rencontre entre un individu-patient et un individu-praticien avec ce qu'elle implique d'asymétrie, organise une dépendance non réciproque qui peut faire revivre au patient la blessure narcissique de son enfance, celle qu'il a connut, lui petit et sexuellement immature, face à des adultes accomplis. La colère des patients suscitée par la dimension professionnelle de l'activité du psychanalyste est difficile à percevoir car cette colère terrible, destructrice, est associée à un sentiment de honte. Elle reste donc souvent secrète. Un éclairage particulier du film de Nanni Moretti, La chambre du fils, vient étayer la thèse de cet article. |