| Résumé : |
Le sujet dépendant est envisagé ici comme simple accessoir, ustensible de l'objet interne, sans vie, séparé de ce dernier. En ce sens, la dépendance sera plus implacable que l'addiction. Le sujet peut aller jusqu'a s'annihiler pour que l'objet reste vivant. Annihilation que frôle Igor, un analysant qui s'affirme animal domestique, poisson d'ornement de sa mère, met l'analyste à la place de son objet en confusion avec lui, rapporte des rêves de torture de l'analyste. L'objet interne aimé et haï est alors un objet nucléaire, une partie du centre du self, en cohérence avec la conception freudienne des relations d'objet exposée dans "Deuil et mélancolie". En ce sens, l'objet peut être logé comme un autre intériorisé, qui force à chercher le trépas... |