| Résumé : |
De plus en plus d'arguments plaident en faveur d'une identification précoce du trouble bipolaire, qui semble constituer un enjeu thérapeutique majeur. Le diagnostic précoce, sous réserve qu'il se traduise par la mise en route rapide d'un traitement adapté (et ce n'est pas toujours le cas), évitera en effet des errances thérapeutiques (neuroleptiques au long cours), antidépresseurs devant tout symptôme dépressif, abstention thérapeutique) dont on connaît la nocivité (virages, accélération des cycles, souffrance non soulagée, stigmates des effets indésirables...) La prise en charge précoce permettra également de réduire la durée et la sévérité des épisodes, ainsi que leur retentissement délétère sur la vie du sujet, et de diminuer le risque suicidaire, qui semble majoré chez le sujet non ou mal pris en charge (notamment sans thymorégulateur)... |