| Résumé : |
Accepté en détention du bout des clefs, l'artiste porte la lourde responsabilité du contre-pied obligé vis-à-vis d'un mythe létal pour la vie en communauté. A négliger d'exprimer avec son art que la prison n'est pas cette bastille étanche, obscure et violente où les pouvoirs désintègreraient pour toujours les délinquants, à convenir qu'il ne faut pas l'ouvrir au monde et continuer à la traiter comme anecdote culturelle, il s'enrôle dans le système de surveillance. Peu importe qu'il perde son âme. Il y a plus grave : en renonçant à la quête intransigeante et inlassable des conditions universelles de l'art - public, obstentation, respect des rencontres, de la force de la connaissance, du lien créé - il participe à un déni de civilisation. |