| Résumé : |
A partir du mot yiddish shmattè désignant le tissu déchiré, nous proposons d'interroger ces langues vagabondes que nous avons parfois sous la langue, que nous ne parlons pas et qui pourtant nous habitent et survivent de génération en génération au fil de la mémoire d'une culture. C'est une rencontre avec l'oeuvre de Michel Nedjar réalisant des poupées-montres avec des shmattès, qui m'a permis de me pencher sur ces fantômes de l'histoire que sont certains mots de langues très près du corps comme le yiddish qui est une langue dans la bouche, une langue de contact comme ces tissus qui nous enveloppent. Parfois la grande histoire (celle avec un grand H disaiit Lacan) déchire les tissus mais déchiré n'est pas perdu et les oeuvres de le culture témoignent aussi et surtout de la survivance des langues, des mots et avec les langues tous les affects qui nous font êtres humains... |