| Résumé : |
Durant ces dernières années, les troubles de l'humeur ont pris une extension croissante dans la nosographie psychiatrique, au point d'occuper près de deux fois plus de pages du DSM-IV que les schizophrénies et les autres troubles psychotiques, parmi lesquels les délires dits autrefois chroniques. Longtemps sous-évalués au profit des troubles dépressifs (unipolaires), les troubles bipolaires se taillent maintenant la part du lion. Leur prévalence sur la vie entière serait ainsi passée en deux ou trois décennies d'1% à 6% ou 7% de la population générale. |