| Résumé : |
Au cours de la dernière décennie, plusieurs études se sont intéressées aux posologies moyennes d'entretien dans le traitement de la schizophrénie. Ces doses semblent être influencées par une multitude de variables. Le but de ce travail est d'étudier les doses d'entretien des neuroleptiques dans une population maghrébine et d'étudier l'impact relatif des différentes variables rapportées dans la littérature sur ces doses.Matériel et méthodeC'est une étude ponctuelle incluant les patients souffrant de schizophrénie dont la dernière hospitalisation remonte à plus de six mois et dont le traitement est stable depuis au moins un mois. Les données ont été recueillies sur la base d'un entretien clinique et sur le dossier médical. Quatre-vingt-douze patients ont été inclus. Les deux tiers étaient de sexe masculin. L'âge moyen était de 42ans et les femmes avaient un pourcentage plus élevé, non statistiquement significatif, de schizophrénie résiduelle.RésultatsLes doses d'entretien retrouvées étaient de 662,4+659,73mg en équivalents chlorpromazine. Elles sont à la limite supérieure des recommandations apportées par le Patients Outcome Research Team (« PORT ») et se rapprochent des doses d'entretien retrouvées dans les populations asiatiques. Seuls la polythérapie, le nombre de psychotropes prescrits et la présentation des neuroleptiques semblent avoir une influence significative sur les doses d'entretien. Les deux premiers étaient associés à de fortes doses. Les neuroleptiques retard étaient, eux, associés à des doses plus faibles.ConclusionIl en ressort que les facteurs qui interfèrent le plus avec les posologies d'entretien sont des facteurs de prescription non inhérents au malade ou aux caractéristiques de sa maladie. |