| Résumé : |
On ne peut développper un partenariat international en santé mentale sans tenir compte de l'histoire coloniale française, en particulier celle, très ambiguë, de la psychiatrie coloniale. Le chercheur qui s'interroge sur la place de la folie dans d'autres cultures ne peut, lui non plus, faire l'économie d'un questionnement sur sa propre culture. Par rapport à un problème commun, dénommé différemment et intégrant des champs de savoirs (anthropologie, psychiatrique, sociologique, historique) cloisonnés, le travail de recherche et de coopération nécessite évidemment un dépassement des frontières et de soi-même. Les pièces ethnocentriques poussent à la prudence et l'humilité au moment d'interpréter les résultats d'une vaste enquête. Les pièges etnocentriques poussent à la prudence et à l'humilité au moment d'interpréter les résultats d'une vaste enquête socio-anthropologique et épidémiologique réalisée en commun par divers pays francophones. |