| Résumé : |
Il peut paraître incongru d'employer le terme de trauma à propos du handicap mental et, plus particulièrement, de la déficience mentale. Ceci peut apparaître comme un effet de mode, alors même que fleurissent, actuellement les notions de trauma, de traumatisme, de résilience. En fait, notre parcours au coeur de la déficience mentale, au travers d'une expérience professionnelle en institut médico-éducatif (IME) et un service d'éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD) qui atteint son quart de siècle, nous a fait dépasser, peu à peu, la simple notion de déficit, de dysfonctionnement ou de sous-fonctionnement, ainsi que le nomment les cognitivistes, pour nous mettre à l'écoute d'une souffrance, quelquefois dite, souvent muette dans sa relation fondamentale à soi et au monde.... |