| Résumé : |
De nombreux auteurs ont décrit la régression comme un mécanisme de défense employé par les personnes âgées, en particulier démentes, pour faire face à l'angoisse existentielle fréquemment associée à la vieillesse. Ce travail est une réflexion qui se base sur notre expérience clinique de soignants en unités de soins de longue durée gériatrique. Il tente de montrer que la régression peut être utile au sujet dément et qu'il convient, dans de nombreux cas, d'inscrire son accompagnement dans le projet de soin, plutôt que de vouloir lutter contre elle coûte que coûte. Dans notre expérience, cette attitude particulière a souvent permis de redonner du sens aux attitudes des patients déments et favoriser leur acceptation par les soignants. |