| Résumé : |
Si certains souvenirs de blessures du corps résistent à toute domestication comme à toute inscription dans un cadre temporel précis, c'est parce que ces souvenirs entretiennent un lien inconscient avec la mère des origines. D'où l'hypothèse d'une composante mélancolique inhérente à la blessure du corps et qui la constitue comme blessure d'une vie. Le sujet, en état d'érection mémorielle, se trouve dans une sorte d'excitation analogue à celle de l'insomniaque. Il résiste à l'oubli comme du sommeil pour éviter les effets d'effacement du moindre endormissement. 3 exemples de femmes en mal d'enfants éclairent ce propos. Il sont empruntés à la littérature moderne, à quoi s'ajoute l'histoire d'une petite fille dont le devenir femme fut compromis par la blessure de sa mère, atteinte dans sa chair et dans son être par la perte accidentelle et inoubliable de ses deux fils adolescents. |