| Résumé : |
En faisant de Judas un personnage ignoble, à la conduite incompréhensible, et de Satan l'ennemi systématique et un peu borné de Dieu, la mise en scène traditionnelle de la Passion leur a fait jouer le rôle d'un inconscient impénétrable, pervers et dangereux, retranché dans le Front du Refus. Cet article propose une autre vision. En faisant de Judas un serviteur réhabilité comme fidèle disciple, et en redonnant à Satan, réintégré dans le concert des Anges, le rôle qu'il a dans le livre de Job, il permet de concevoir le Mystère de la Passion, non pas comme une rupture schizophrénique, mais comme un jeu d'instances fonctionnant de manière cohérente au niveau humain, sans ôter son mystère à la volonté transcendante de Dieu. |