| Résumé : |
L'auteur analyse à la demande de Jean son témoignage concernant les treize mois qu'il a passés avec sa mère et sa s?ur dans le camp de Bergen-Belsen, à l'époque où celui-ci est devenu un camp d'extermination. D'un commun accord, ils centrent le travail sur ce qui a permis à l'enfant de s'en sortir, d'une part, des cartes postales dessinées et envoyées par son père, constituant une « aire d'illusion », un espace transitionnel, qui crée pour l'enfant un lieu acceptable dans l'inacceptable des camps, d'autre part, la présence de sa mère et la « présentation » chaque matin par elle de la photo du père, associée à la lecture du courrier lorsqu'il arrive. Cette présentation quotidienne du père par la mère donne son efficacité aux cartes postales. La mère de Jean montre à son fils combien le père est psychiquement présent pour elle. L'autre aspect essentiel de cet échange est qu'elle y introduit sa propre capacité à signifier l'absence du père, c'est-à-dire à symboliser. |