| Résumé : |
Si l'étude de l'anxiété semble avoir connu une éclipse durant les années 1930-1960, les travaux de D. Klein (1964) ont marqué un renouveau d'intérêt pour l'étude de l'anxiété à la fois sur le plan expérimental, pharmacologique, épidémiologique mais aussi clinique. À partir des années 1970, la modification de la classification des troubles anxieux, sous l'impulsion des critères du DSM dans un but de recherches cliniques et pharmacologiques, a permis de distinguer différentes formes d'anxiété dont les origines biologiques semblent mieux établies aujourd'hui au prix d'un démembrement de la classification des névroses. Si la névrose d'angoisse comme entité spécifique a été dissociée en trouble anxieux généralisé et trouble panique, la névrose phobique a été éclatée en phobie sociale, agoraphobie et phobie simple. La névrose de contrainte fait partie désormais des TOC et l'hystérie est devenue un trouble somatoforme. |