| Résumé : |
L'étude de la psychopathologie des enfants obèses produit de données partielles qui ne peuvent, à elles seules, déterminer l'étiologie de l'obésité. Ainsi, en clinique, il y a une nécessité absolue de ne pas disjoindre l'abord psychopathologie des abords culturels, sociaux et biologiques pour appréhender le trouble dans sa globalité. En premier lieu, les apports des théories cognitivo-comportementales sont examinés : la théorie de l'externalité stipule que les enfants obèses sont plus sensibles aix stimuli externes qu'aux stimuli internes (faim, satiété...) La théorie de la restrication alimentaire consciente relie cette externalité à un état de privation alimentaire chronique. En second lieu, les apports psychanalytiques sont examinés : chez le nourrisson, la notion d'oralité est centrale dans les premiers temps de la vie psychique, étant donné qu'elle condense les notions de besoin alimentaire, de plaisir auto-érotique et de relation à l'objet dans les travaux de S. Freud. La notion d'oralité permet également de théoriser la différenciation du moi et de l'objet pour K. Abraham, M. Klein et D.-W. Winnicott. Chez l'enfant, le surinvestissement de l'oralité peut favoriser un déquilibre de la balance énergétique (apports alimentaires supérieurs aux dépenses énergétiques) que ce soit suite à un mouvement régressif face au désir oedipien ou bien suite à une défense narcissique de l'image de soi...... |