| Résumé : |
À partir de demandes d'intervention psychiatrique en hôpital général, l'auteur attire l'attention sur l'attribution, a priori, de pathologies organiques médicales courantes dont la sémiologie comporte un trouble mental, à la psychopathologie, avant même toute investigation clinique médicale. Il lui semble y voir une modification du rapport entre le discours médical et le discours psychiatrique, et une utilisation du second par le premier qui paradoxalement ne se fait pas au service du patient, alors que la sensibilisation des médecins aux aspects psychiques de la maladie tentait de faire mieux valoir la dimension du sujet à l'hôpital. L'affaiblissement de la reflexion scientifique en médecine pourrait jouer un rôle dans ce phénomène. |