| Résumé : |
La prise d'otages constitue une violence perpétrée délibérement par un ravisseur sur une victime considérée non plus comme une personne, mais comme une monnaie de chantage. Elle implique la privation de liberté, la privation de besoins élémentaires et sociaux et l'application de menaces de mort, voire de mauvais traitements. Elle instaure une relation particulière entre les divers partenaires : ravisseurs, victimes, population-cible, pouvoirs publics et médias. Pour l'otage, la phase de capture donne lieu à une réaction de stress adaptative ou dépassée, avec surprise, effondrement du narcissisme et expérience d'absence de secours; puis les phases de séquestration, de libération et de séquelles peuvent connaître divers états psychiques tels que l'esprit, le désespoir, la résignation, la terreur, voire l'identification au ravisseur avec constitution du syndrome de Stockholm. Un soutien psychologique précoce (débriefing) peut désarmorcer l'installation d'un névrose traumatique durable |