| Résumé : |
Le dernier film de Bergman, Sarabande, permet de dégager une problématique, l'inceste-père-fille, qui est présente à travers toute la longue carrière du cinéaste sans avoir été résolue. La confrontation du texte de cet ultime scénario d'un des auteurs majeurs du XXè siècle, avec la prime de signification apportée ensuite par sa mise en images, permet de découvrir des éléments de la structure familiale et en particulier, celle du père pervers, qu'il est diffcile d'élucider dans la clinique. Cette étude compare les écrits de Bergman, autant les tetxes autobiographiques, que littéraires, aux travaux sur la théorie psychanalytique et des cas cliniques. Le but de cette étude est de contribuer à une meilleure compréhension de l'inceste dans le cadre de la perversion. Bergman nous sugggère aussi que l'échec du lien parent-enfant pourrait avoir des conséquences désastreuses pour l'enfant, de l'ordre de l'autisme, aussi bien que pour le parent, l'angoisse. Le déficit dans la mise en place de l'image de soi se révèle être déterminant dans le rapport à la Loi de la structure perverse. |