| Résumé : |
Le Centre d'accueil et d'accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues (Caarud) reste méconnu et rarement compris de la société. Ce témoignage de pratique propose d'en pousser la porte, et d'y nommer ce à quoi il répond chaque jour : le kodoku, concept japonais désignant un isolement profond, symptôme collectif de nos sociétés hyperconnectées. Loin de l'image d'un lieu sans règle ni cadre, le Caarud s'inscrit dans un cadre légal strict, qui fonde et protège son accueil inconditionnel. Car accueillir sans condition ne signifie pas accueillir sans limite. C'est dans la temporalité du lien (le sourire avant le livret) que se construit quelque chose de durable. Un espace où la vulnérabilité est autorisée, où le lien devient réciproque, où la première réduction des risques est relationnelle. |