[article]
| Titre : |
Psychological sequalae of patients experiencing aborted sudden cardiac death and their relatives |
| Titre original : |
Traumatisme chez les patients et proches confrontés à une mort subite récupérée |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Adeline Banos, Auteur ; Xavier Paul Bouteiller, Auteur ; Maxime Beneyto, Auteur |
| Année de publication : |
2026 |
| Article en page(s) : |
pp.568-571 |
| Note générale : |
Autres auteurs : Josselin Duchateau, Claire Rousseau, Romain Tixier, Clementine André, Frédéric Sacher. |
| Langues : |
Anglais (eng) |
| Mots-clés : |
Mort subite d’origine cardiaque Trouble de stress aigu Trouble de stress post-traumatique Proches |
| Résumé : |
Objectif
La mort subite d’origine cardiaque survient principalement en dehors du milieu hospitalier, conférant aux témoins un rôle déterminant dans l’intervention et l’amélioration de la survie. Nous avons cherché à évaluer ses répercussions psychologiques potentielles tant chez les patients que chez les témoins. Critères de jugement: Incidence du trouble de stress aigu et/ou du trouble de stress post-traumatique chez les patients et leurs proches à 3 et 6 mois après une mort subite d’origine cardiaque.
Méthodes
Tous les patients admis dans notre établissement pour une mort subite d’origine cardiaque réanimée entre 2019 et 2021 ont été inclus. Dans les 15 jours suivant l’événement, les patients ainsi qu’un de leurs proches ont bénéficié d’entretiens en face-à-face à l’aide de questionnaires dédiés. À 3 et 6 mois après l’événement, les participants ont été contactés par téléphone afin de compléter les questionnaires.
Résultats
Vingt-deux patients (6 femmes, 51 ± 11 ans) et 23 proches (13 femmes, 49 ± 15 ans) ont été inclus. Les étiologies de la mort subite d’origine cardiaque étaient une cardiopathie ischémique ( n = 9/22), une cardiomyopathie dilatée ( n = 5/22), une fibrillation ventriculaire idiopathique ( n = 4/22) ou d’autres causes ( n = 4/22). Les proches présentaient un niveau de stress aigu significativement plus élevé que les patients (26 ± 25 vs 48 ± 20, p < 0,001). Cinq participants ont été perdus de vue (2 patients et 3 proches). Néanmoins, 4/20 (20 %) patients et 3/20 (15 %) proches ont présenté un trouble de stress post-traumatique.
Conclusions
Le trouble de stress post-traumatique chez les patients et leurs proches est fréquent après une mort subite d’origine cardiaque réanimée (20 % et 15 %, respectivement). Une vigilance étroite est essentielle, les patients demeurant exposés au risque de survenue secondaire d’un trouble de stress post-traumatique, y compris en cas de symptômes initiaux de stress aigu modérés. La mise en place d’interventions précoces auprès des proches pourrait constituer une stratégie préventive. |
| Permalink : |
https://ch-poitiers.fr/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=124370 |
in L'encéphale > n°5 (Octobre 2026 Vol. 52) . - pp.568-571
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