| Résumé : |
La légalisation de la mort provoquée, notamment dans le grand âge, pourrait donner à penser que le suicide provoqué serait une réponse possible à la souffrance psychique chronique intolérable et fréquente en gériatrie. Entre fatigue de vivre, crainte d’être un fardeau pour la société et désir de mourir, quelles réponses apporter ? Du suicide abouti au suicide assisté y aurait-il un continuum ? Nous analyserons, à l’aune de notre pratique clinique les enjeux éthiques, anthropologiques, juridiques et philosophiques de cette double contrainte aporétique imposée aux psychiatres engagés dans la prévention du suicide et l’accompagnement des plus vulnérables. |