[article]
| Titre : |
Bien plus qu’un animal : clinique du deuil de l’animal de compagnie, liens continués et expériences exceptionnelles zoonécrophanique |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Romain Jallet, Auteur ; Marianne Dollander, Auteur ; Renaud Evrard, Auteur |
| Année de publication : |
2026 |
| Article en page(s) : |
pp.415-432 |
| Note générale : |
Autre auteur : Magali Molinié. |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
Deuil Liens continués Nécrophanie Zoonécrophanie Animal de compagnie Expériences exceptionnelles Fantôme |
| Résumé : |
Objectif
Vivre aux côtés d’un animal de compagnie est un fait largement partagé. L’attachement à l’animal peut être intense au point de le considérer comme un membre de sa propre famille. Bien que peu connus des cliniciens, de plus en plus de travaux sur le deuil des animaux de compagnie sont produits à l’international. C’est également le cas des études portant sur les vécus de contact avec des animaux défunts qui peuvent être compris selon une perspective des liens continués et dans le contexte d’un deuil privé de ses droits.
Méthode
Cet article s’appuie sur des observations cliniques issues d’un appel à témoignages diffusé en ligne et sur une revue narrative de la littérature sur le deuil animal et ses marges.
Résultats
L’originalité de cette clinique nous a conduits à forger une terminologie plus spécifique : nous parlons de zoonécrophanies pour différentes manifestations de contact avec des animaux défunts, avec une phénoménologie et des répercussions similaires aux nécrophanies. Ces vécus se manifestent selon différentes modalités sensorielles et peuvent apparaître en lien direct ou sans lien avec le décès d’un animal. Ce dernier peut tout aussi bien être connu ou inconnu du témoin.
Discussion
Les définitions que nous donnons des expériences exceptionnelles nécrophaniques et zoonécrophaniques sont l’occasion pour nous de revenir sur la figure imaginaire fondamentale du « fantôme ». Notre clinique nous montre combien le discours du sujet à propos de ces vécus comporte à la fois des éléments manifestes et latents qu’il convient de mettre au travail. Enfin, cet article ouvre sur l’existence de zoonécrophanies induites au sein de pratiques visant à entretenir des liens avec les animaux défunts.
Conclusion
Les liens que nous entretenons avec nos animaux de compagnie sont susceptibles de se poursuivre au-delà de la mort par des processus psychologiques complexes, à la fois internes et externes à l’individu. Nous considérons que la survenue de zoonécrophanies est fréquente au sein de la population générale, avec ou sans contexte de deuil récent, et que leur phénoménologie se veut tout à fait similaire à celle des nécrophanies. Nous invitons les cliniciens à s’emparer de cette problématique du deuil de l’animal de compagnie – trop souvent révoqué par un refoulement culturel – à la fois au niveau de la recherche et de la formation académiques qu’auprès des personnes accompagnées. |
| Permalink : |
https://ch-poitiers.fr/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=124306 |
in L'évolution psychiatrique > n°3 (Septembre 2026 Vol. 91) . - pp.415-432
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