| Résumé : |
La coercition psychiatrique est le plus souvent associée à des pratiques visibles, constitutives d’atteintes aux droits humains, et juridiquement encadrées, telles que l’isolement, la contention et les soins sans consentement. De nombreuses contraintes s’exercent de manière plus diffuse au cœur des interventions quotidiennes du personnel soignant. La coercition informelle désigne des pratiques par lesquelles les décisions des personnes recevant des soins psychiatriques sont orientées sans recours explicite à une procédure légale. Atteinte aux droits humains pour certains, action bienveillante pour d’autres, elle se situe à l’intersection de l’éthique et du droit. |