| Résumé : |
Vieillir est souvent assimilé à un temps de déclin évoquant la nécessité de ralentir et de garnir sa vie d’une certaine sagesse. En s’inspirant du film Louise en hiver et en puisant dans une philosophie de l’existence, tout en faisant valoir les vertus du cinéma, nous montrerons que vivre sa vieillesse ne signifie pas seulement de bien vivre avec les effets de la sénescence. Nous emprunterons les termes d’une philosophie du vivre qui engage plutôt à penser l’existence du tard de la vie comme la possibilité de conjurer la linéarité et le conformisme ambiant, afin de fonder les assises d’une seconde vie. Ainsi, vieillir n’invite pas qu’à prendre soin de ses failles. C’est aussi un temps pour choisir d’activer sa subjectivité autrement, avec authenticité. Prendre soin de ce temps de la vie, c’est ainsi nourrir toutes les choses qui lui donnent du goût, celui recherché par le sujet biographique. |