| Résumé : |
La prescription de psychotropes chez la personne âgée constitue un enjeu majeur de santé publique en raison de leur forte utilisation et du vieillissement de la population. Les sujets âgés présentent une vulnérabilité pharmacologique accrue liée aux modifications physiologiques de l'âge, favorisant accumulation médicamenteuse et effets indésirables. En France, benzodiazépines, antidépresseurs et antipsychotiques restent fréquemment prescrits, souvent dans un contexte de polymédication. Ces traitements sont associés à un risque accru de iatrogénie, notamment chutes, confusion et perte d'autonomie. Les benzodiazépines sont liées à des troubles cognitifs et pourraient être associées à un risque de démence lors d'une exposition prolongée, bien que les données restent discutées. La charge anticholinergique cumulative apparaît en revanche clairement associée au déclin cognitif. Les antidépresseurs peuvent avoir un effet bénéfique lorsqu'ils traitent une dépression authentique. La prévention repose sur une prescription prudente, une réévaluation régulière et la déprescription lorsque cela est possible. |