| Résumé : |
Dans les unités fermées, le passage à l'acte hétéro-agressif peut bouleverser le soin et rétrécir le regard : on perçoit parfois la menace plus qu'on n'entend la faille. A partir de l'histoire anonymisée de Tom, cet article explore comment l'observation clinique s'appauvrit sous la fatigue, les protocoles et les habitus sécuritaires, jusqu'à ne plus soutenir le sujet. Mais il montre surtout comment elle peut retrouver sa portée lorsque l'équipe recrée du temps clinique, partage des repères communs et s'appuie sur la supervision. L'observation redevient alors un geste vivant : saisir les prodromes, percevoir ce qui vacille et offrir au sujet une issue possible avant la bascule. |